05 septembre 2014

- On va faire une charlotte aux poires -



Plongée dans l'enfance de mes propres enfants, je joue aux cartes, j'écoute des chansons pour enfants, comme ce disque de François Hadji-Lazaro, et on prépare des pâtisseries pour le dimanche midi.




24 août 2014

- Piéger un bout d'été -



Récolter des prunes, en faire de la compote, admirer, savourer.

10 novembre 2012

- L'hiver vient -

C'est donc le temps des séries, du confinement, de l'heure d'hiver et des gâteaux maison.
La consommation de chocolat augmente autant que l'ensolleillement diminue.
Rien de neuf, juste histoire de passer ici rallumer la lumière.

Plus de fruits rouges, on se rabat sur les poires et les oranges,

les petits pieds qui pataugent dans la farine, 


 
des gros ratages,

et des petites réussites.

20 juillet 2012

- L'été est en vacances -


Carte postale sucrée

Chez Chantal (avec un l ;), Saint-Malo


Cookie de chez Ann, rue Saint-Louis à Paris


Et puis LE Paris-Brest, de la pâtisserie des rêves, Paris.
 Le plus beau, et le plus bon que j'ai mangé jusqu'ici,
qui vaut rudement un détour par la capitale.
Le temps se détraque, rabattons-nous sur les valeurs sûres les amis :)




20 mai 2012

- 9 ans -




Les enfants ont cherché le trésor, moi j'ai cherché à enchanter mes trésors ;)

19 mars 2012

- Recette pour les pieds -
1991: le bruit et l'odeur
2012: le bruit et la fureur



Oui, j'ai battu le pavé tout l'après-midi, j'ai eu froid, je suis restée debout longtemps, et je suis rentrée portée mais bien fourbue.
La recette qui réchauffe et qui fait du bien, le chocolat chaud; un privilège parmi tant d'autres, que les riches ont bien dû cédé vers la fin des années 1780...
Hier les affiches et les drapeaux rouges voisinaient partout avec des portraits de Rousseau, l'extase !
Repartir d'un bon pas en entendant résonner l'Internationale dans Paris... énorme.


Alors voilà, savourer lentement sa tasse en regardant les enfants cavaler, brandissant leur drapeau rouge dans tout l'appartement, penser aux siens, avec qui on a envahi la place un peu plus tôt, aux journalistes qui ne peuvent pas comprendre, à nos glorieux ancêtres dans les pas desquels nous marchons coûte que coûte.
"Quand on n'a pas pris la Bastille à 50 ans, c'est qu'on a raté sa vie"

Le chocolat chaud

40g de chocolat noir
de l'eau
du lait

Remplir aux 3/4 une tasse d'eau. Verser l'eau dans une casserole, ajouter le chocolat cassé en morceaux, faire bouillir en fouettant pour obtenir une boisson lisse et épaissie.
Verser dans la tasse, ajouter un trait de lait froid.

15 mars 2012

Au coin du feu


Les longues soirées au coin du feu, jadis...
Ce qui est bien quand on vieillit, c'est qu'on peut s'adonner aux plaisirs de la nostalgie.
Cet hiver, chaque soir avec les enfants on regarde un épisode de Flo et les Robinson suisses, avant d'aller nous coucher.



J'avais adoré, enfant, et je ne suis pas déçue aujourd'hui. Il y a tellement de fraîcheur et d'enthousiasme chez ces héros européo-japonais comme Flo, Heidi et tant d'autres.
Il ne nous reste qu'une poignée d'épisodes à regarder, et on délibère sauvagement avec mon fils pour savoir si on en regardera désormais un par semaine, par mois, par an ?
Je me souvenais de l'épisode où Flo fait un gâteau mais remplace le sucre par du sel; nous on se fait parfois un gâteau au chocolat qu'on se partage au coin de la télé, ou qu'on apporte au parc pour le goûter avec les copains, hi girl ;)




Le Bellevue

125g de chocolat noir
60g de sucre
50g de poudre d'amandes
4 œufs
2 cs de farine
100g de crème

Dans une casserole, porter la crème à ébullition. Hors du feu, y faire fondre le chocolat cassé en morceaux.
Ajouter les jaunes d'œufs, le sucre, la farine,  la poudre d'amandes.
Monter les blancs en neige, les incorporer à l'appareil précédent.
Verser dans un moule, et faire cuire 25 minutes à 180°.



11 janvier 2012

- Partager le gâteau -
(Le couscous-boulettes et toutes ces sortes de choses)



Ha pas grand-chose à voir avec la pâtisserie aujourd'hui... mais un plaisir si grand, d'autant plus grand qu'on l'a attendu très longtemps.
J'ai souscrit mon premier abonnement à BIP Télécom il y a plus de 10 ans, et je ravalais ma salive tous les mois depuis lors. Et aujourd'hui, enfin, je leur dis "Adieu voleurs, Adieu escrocs, Adieu les habitants du château".

Pas trop mon genre de relayer des vidéos de business man mais là c'est trop jouissif !






25 décembre 2011

- Plus que la moitié -



Le 22 décembre est passé, toujours ça de pris !
Je déteste la mauvaise saison. Je déteste rentrer dans l'automne et m'enfoncer dans l'hiver. Je déteste dire adieu à mes sandales pour six longs mois, engoncer mes enfants dans des gros manteaux et avoir du mal à les attacher dans leur siège auto, et je déteste par dessus tout passer à l'heure d'hiver.
Et le 22 décembre est le moment de cette sale période où les jours cessent enfin de raccourcir, et où il est à nouveau permis d'espérer :p
Heureusement qu'il y a l'excitation des fêtes, ça m'aide à survivre.

On m'a demandé mes tiramisu pour Noël, simplement agrémentés de feuilles en chocolat, suivant la technique décrite chez Du miel et du sel.
L'occasion de partir en cueillette, et de passer un bon moment avec les enfants en cuisine. Tsss :p
 

Feuilles en chocolat:

Récolter des feuilles de rosier ou de lierre (sur du houx, le chocolat est beaucoup plus délicat à décoller). Bien les laver et les sécher.
Faire fondre du chocolat au bain-marie et badigeonner les feuilles. Laisser durcir puis décoller délicatement.






- 3 ans -

 La demoiselle adorant les igloos et les pingouins,

je me suis dit qu'une charlotte au chocolat serait parfaite.

 En revanche la Chantilly ne rend pas terrible.

 Ou alors avec un brin d'imagination et de bonne volonté ?

 Surtout que les igloos et les pingouins ne se rencontrent guère au même endroit sur notre planète.

  Et d'ailleurs, ce ne sont pas des pingouins mais des manchots.
Ha qu'on est délicieusement loin de ces ratiocinations à 3 ans...

Charlotte au chocolat, d'après la recette publiée par Loukoum

Pour un petit moule à charlotte (8 personnes)
250g de chocolat noir dessert
50g de crème fraîche
5 blancs d’œufs
45 biscuits boudoirs (et non pas des biscuits cuillères)
3 clémentines bio


Chemiser le moule à charlotte de film alimentaire.
Râper finement le zest de deux clémentines, presser le jus des trois fruits.
Placer les zests et le jus dans une assiette creuse, et imbiber chaque boudoir ni trop vite ni trop lentement, afin de tapisser entièrement le moule. Bien serrer les biscuits entre eux pour éradiquer le moindre interstice.

Faire fondre le chocolat au bain-marie avec la crème fraîche, réserver.
Monter les blancs d’œufs en neige ferme, puis les incorporer délicatement au chocolat fondu.

Garnir le moule ainsi recouvert de biscuits avec la moitié de la mousse au chocolat puis avec une couche de biscuits imbibés puis avec le reste de mousse et finir avec une couche de biscuits imbibés.
Recouvrir la charlotte de papier aluminium puis tasser et presser avec une petite assiette creuse.
Mettre au frais pour 24 heures.


20 août 2011


- Ce n'est que mourir, une fois de plus. -
(Le taillé de Goumoens)


J'ai trouvé cette recette chez So oishi.
J'ai lu la recette, je l'ai imprimée et je l'ai faite immédiatement.
Brioche, Suisse: obligation psychologique de pâtisser.

Cette brioche est insolite, car sa pâte ne lève qu'une fois. C'est peut-être pour cette raison qu'on obtient une mie rustique. Rustique comme la vie des villageois à Goumoens ? ou comme celle des paysans de Clarens ?

Rustique, mais élégante, regardez-moi ces petites lacunes géométriquement disposées. Et gourmande aussi, la brioche est en quelque sorte glacée à la crème sucrée...

J'associe inflexiblement la Suisse à Rousseau. Et préparer puis savourer cette brioche, c'est un peu comme rentrer dans le texte de La Nouvelle Héloïse pour moi; Julie aurait très bien pu en découper un morceau, et le déguster simplement. Les plaisirs autorisés, le devoir, la morale, la puissance des sentiments... avant de soupirer « Après tant de sacrifices je compte pour peu celui qui me reste à faire : ce n’est que mourir, une fois de plus ».

Un peu rebuté par 800 pages de pur bonheur ? alors sortez la balance et la farine.

D'après une recette du blog So oishi, que j'ai un peu modifiée (pas de citron, pas de second glaçage).

Pour une très grosse brioche:
500g de farine
1 cc de sel fin
100g de beurre
1 œuf
1 sachet de levure de boulanger déshydratée
250g de lait
4 cs de sucre

100g de crème fraîche épaisse
2 cs de sucre

Faire tiédir le lait, le beurre et le sucre.
Ajouter la levure, puis verser sur la farine et le sel.
ajouter l'œuf et travailler la pâte sans insistance.
Etaler la pâte dans un plat beurré ou recouvert de papier cuisson.
Couvrir et laisser lever deux heures.
Au terme de la levée, dessiner un quadrillage à l'aide d'un couteau, puis ménager des trous dans chaque carré.
Mélanger la crème et le sucre restant, napper la brioche et enfourner à 150°C pour 35 minutes, puis à 200°C pour 10 minutes supplémentaires.











Et PAN, dans tes dents !
- Le petit pot qui va et vient -




Il a mis du temps à se remplir, après avoir reçu une confiture d'oranges à se damner, il est retourné à sa destinataire rempli de ma confiture Pêche/Abricot/Nectarine.

La recette pour 8 pots environ: un kilo de pêches, un kilo d'abricots, un kilo de nectarines.
Dénoyauter les fruits, les couper en morceaux. Ajouter deux ou trois amandes d'abricot. Peser et ajouter le même poids de sucre.
Laisser mariner quelques heures puis faire cuire comme n'importe quelle confiture.

12 juillet 2011

- Que lui restera-t-il de son enfance ? -
( Les petits choux à la crème )

 

Je vois mon fils grandir, et je me le demande quelquefois: que lui restera-t-il dans 20 ans, dans 50 ans de tout ce temps partagé ensemble ?

En ces jours d'été et de batifolage, nous abordons la longue et belle histoire de l'émancipation humaine, des grandes conquêtes sociales, Rousseau, Lincoln, Jaurès, puis Hitler, Franco... "C'est quoi la République ?"
Nous écoutons en boucle Bella Ciao, car il m'importe avant toute chose de préserver son enthousiasme.
Voici la version que je préfère, pêchue à mort; aucune résignation ne peut résister à ça:



La république, la démocratie, la lutte, et les petits choux à la crème...


- La crème pâtissière à la vanille
(d'après le Larousse des desserts de P. Hermé)

350 ml de lait
4 jaunes d'œuf
80g de sucre
30g de fécule de maïs
1 gousse de bonne vanille
(je ne mets pas les 30g de beurre préconisés)

Fendre la gousse de vanille et récupérer les graines, les ajouter au lait, laisser frémir et infuser.
Fouetter les jaunes et le sucre, ajouter la fécule.
Verser le lait chaud sur les jaunes, mélanger.
Remettre le tout à cuire en ne cessant pas de remuer, laisser épaissir et réserver.

- La pâte à choux (pour 25 petits choux) 

75 g d'eau 
75 g de lait
1/2 cc de sel 
1 cc de sucre 
60 g de beurre 
90 g de farine tamisée 
3 œufs

Préchauffer le four à 200°.
Faîtes frémir le lait, l'eau, le sucre, le sel et le beurre dans une casserole.
Jeter d'un coup la farine, mélanger avec énergie, assécher la pâte sur feu moyen.
Hors du feu, ajouter les œufs un à un en homogénéisant la pâte.
A l'aide de deux petites cuiller ou d'une poche à douille, former des petites boules de pâte sur une plaque de cuisson, de la taille d'une petite noix.
Enfourner 15 minutes à 200°, puis baisser la température du four à 180° pour encore 15 minutes.
Une fois froids, garnir les choux de crème pâtissière, saupoudrer de sucre glace, puis contempler votre progéniture en pleine gourmandise.





04 avril 2011

L'impie (mon tiramisu).






J'ai connu le tiramisu en Italie, lors d'un voyage à Venise il y a 15 ans. Nous étions en famille, et on allait au restaurant tous les soirs. On prenait des menus. Mais comme le reste de la famille était petite nature, tous les desserts me revenaient à la fin, et donc j'ai mangé pendant quatre jours mes cinq parts de tiramisu à moi toute seule... Ha que la vie peut être douce ! Je ne dirai pas que ce dessert m'a plus marqué que la place des Doges ou le Pont des soupirs; si, en fait je vais le dire !

Une fois revenue, j'ai trouvé cette recette de tiramisu dans un magazine, et depuis je n'en ai pas changé. En vérité je ne devrais pas l'appeler ainsi tant il est peu conforme à l'original: j'ai banni les œufs en neige, la génoise et l'amaretto, qui sont remplacés par de la chantilly, des biscuits à la cuiller, et du rhum (han !).

Je crois bien que c'est le dessert que je préfère, alors voilà ^__^




Pour 6 coupes

250g de mascarpone
4 jaunes d'œufs
125g de sucre en poudre
2 feuilles de gélatine
20 cL de crème fleurette entière
3 cs de Rhum
des biscuits cuiller
Un bol de café fort

Dans un grand verre d'eau froide, faire ramollir la gélatine.

Imbiber les biscuits cuiller dans le café, ni trop ni trop peu, et disposer au fond des coupes.

Sur feu très doux ou au bain-marie, monter les jaunes et le sucre en sabayon, ajouter la gélatine ramolli et essorée, puis le rhum. Réserver.

Monter la crème en Chantilly bien ferme, l'incorporer à l'appareil précédent.

Disposer une couche de préparation au fond des coupes, placer un demi cuiller imbibé de café par dessus, puis recouvrir de crème.
laisser prendre au frais 24H.

Servir en tamisant un voile de cacao amer sur les coupes.








09 décembre 2010



- Tromper le temps -



Un peu de neige qui tombe et voilà la catastrophe, je me retrouve célibataire pour la soirée, pour la nuit peut-être ? pas de taxi, trop dangereux ou galère de prendre la voiture pour aller le chercher au travail. On se tient au courant d'heure en heure, je me résigne déjà à passer la nuit sans lui.
Bon.
Trouver à s'occuper pour ne pas stresser trop excessivement.

Je lis un peu de poésie, ça fait romantisme à deux balles ?

Et quand la mort viendra, d'un autre amour suivie,
Éteindre en souriant de notre double vie
L'un et l'autre flambeau,
Qu'elle étende ma couche à côté de la tienne,
Et que ta main fidèle embrasse encor la mienne
Dans le lit du tombeau.


Rassasiée de Lamartine, je songe à autre chose.


Ce matin, j'ai vu ces petits biscuits marrants, et prévu de les réaliser à l'occasion.
Allez c'est parti: confectionner des croissants de lune en pleine nuit, n'est-ce pas cocasse ?
Ma fille les réduit en poudre à mesure que je les modèle, mon fils trouve qu'elles sont ridicules ces petites bananes sur la plaque du four, pas grave, je me concentre et je m'occupe l'esprit.

Ces croissants de lune me rappelle la vision que j'ai eue, une nuit d'hiver aussi, il y a quelques années.
J'étais en plein dans ma période "Indiens", et un soir au détour d'une rue, mon regard s'est levé au ciel pour y découvrir un croissant de Lune très fin, le dernier, il était à demi caché par un nuage, en sorte qu'on apercevait exactement un corne de bison étincelante dans la nuit, j'en étais restée saisie plusieurs secondes.
Ça sent bon  le beurre chaud dans la maison, je fais fondre le chocolat.
Finalement un taxi inespéré nous le ramène en pleine nuit, j'ai fait du café, on trempe nos petits gâteaux en se foutant gaillardement de notre ministre de l'Intérieur.
Ouf :)
Demain matin le soleil sera revenu et nous offrira un spectacle grandiose, c'est pas si souvent qu'on a autant de neige dans notre région civilisée ^__^



02 décembre 2010

- God of war cheesecake -



Ami de la non-violence, passe ton chemin.
Dans ce billet, il sera beaucoup question de haine, de vengeance et de tuerie furieuse. Et d'une obsession pâtissière dont je viens enfin de me libérer, je crois.

Mais reprenons depuis le début.
Depuis quelques jours, j'ai le plaisir d'assister sur notre Playstation au spectacle grandiose de la série des God of war.
Propulsée aux temps mythologiques grecs, je suis les aventures tragiques et ultra-violentes de Kratos.

Kratos est un guerrier spartiate, qui au bord d'être défait lors d'une bataille, invoque Arès, le dieu de la guerre. Celui-ci le sauve de la mort et en fait son serviteur. Il le dote d'une arme redoutable, les Lames du Chaos, deux épées reliées à des chaînes enracinées dans la chair de ses bras.
Mais non content de l'asservir à sa cause, Arès le trompe également, puisqu'il ourdit un plan cruel qui consiste à placer l'épouse et la fille de Kratos dans un temple que celui-ci a pour mission de mettre à sac.
Ainsi périront-elles, assassinées et consumées, leurs cendres iront alors s'incruster dans la peau de Kratos, lui conférant une pâleur fantomatique.



Hanté par ses cauchemars, rongés par les regrets et la haine, Kratos l'impitoyable entame alors ses aventures en quête de vengeance. Il croisera et balayera de nombreuses divinités et figures mythologiques, livrant des combats déchaînés, affranchi de toute morale et de toute mansuétude.

Le voici face à un Centaure:


Et ce qu'il dit à Pandore, contemplant le corps sans vie de Dédale: "Voilà où mène l'espoir fillette, retiens bien cette leçon".




Je ne saurai dire ce qui me fascine le plus chez ce guerrier.
La haine profonde qui le pousse à accomplir une vengeance légitime à défaut d'obtenir une juste réparation.
Son audace de s'attaquer aux dieux, de les anéantir sans merci malgré l'impossible (en ces temps où la laïcité vacille sérieusement dans notre pays).
Sa force colossale et sa détermination, qui me rappellent combien je me sens fragile dans les modestes combats que je dois livrer.



Voilà pour l'histoire de Kratos, qui m'obsède donc depuis un moment, à tel point que j'ai eu envie/besoin de le représenter en dessert.
Le choix du gâteau s'est vite imposé pour la couleur de sa peau, un cheesecake bien entendu. Restait à trouver comment représenter la marque de sang qui court sur son corps, depuis son visage jusqu'à son bras. J'ai choisi de colorer un classique lemon curd en rouge, bien que l'aspect artificiel du procédé ne me satisfasse pas complètement.


J'ai songé à utiliser une gelée de framboise ou de fraise, mais j'ai craint de ne pas pouvoir dessiner facilement. De plus le citron me semble définitivement plus viril que la framboise ^__^
Je remercie les bonnes idées qui m'ont été suggérées et j'espère que je n'ai pas été trop soûlante avec mes questions obsessionnelles à ce propos ;)
En plus du citron, j'ai ajouté du zeste d'orange à la croûte, et j'en ai été très bien inspirée.
Dernier détail enfin, j'ai choisi un mélange de fromage frais et de yaourt grec pour la préparation, et là encore je pense conserver désormais cette combinaison très heureuse (mieux que la ricotta !).




God of war cheesecake*:
150g de speculoos
50g de beurre fondu
1 cs de zeste d'orange

450g de fromage frais style Saint-Morêt
250g de yaourt grec
130g de sucre
4 œufs

4 citrons
3 œufs
150g de sucre 1 cs de Maïzena
du colorant rouge

La veille:
Préchauffer le four à 150°C.
Tapisser un moule à charnière de papier sulfurisé.
Réduire en poudre fine les biscuits, y ajouter les zestes d'orange et le beurre fondu, mélanger.
Verser les miettes dans le moule, les répartir uniformément et les tasser au fond et sur les bords. Réserver.
Dans un large saladier, écraser le fromage frais à la fourchette pour le détendre, ajouter le yaourt, mélanger sans excès. Ajouter les œufs et le sucre, homogénéiser rapidement.
Verser sur la croûte biscuitée, et enfourner 50 minutes. Laisser le gâteau tiédir dans le four éteint.
Invoquer ensuite Frigos, le dieu du froid et confiez-lui votre œuvre jusqu'au lendemain.

Le jour-même préparer la sauce au citron.
Dans une casserole, verser les œufs, le sucre, la Maïzena, le zeste et le jus des citrons.
Fouetter vivement et porter à ébullition. Laisser cuire une minute.
Passer cette préparation au chinois, colorer, réserver au frais.
Napper le gâteau.


* La recette du cheesecake et du lemon curd proviennent de la divine Loukoum.

25 novembre 2010


- Les petits soufflés au chocolat -




C'est toujours pareil, je vais sur les blogs culinaires à la recherche d'idées de repas, et finalement je me retrouve à essayer des recettes de dessert.

Trouvés sur le blog de Cléa, ces fondants qui tiennent plus selon moi du soufflé, mais ne chipotons pas sur l'appellation, ils sont parfaits tout simplement. J'ai un peu modifié la recette en supprimant le miel, et en remplaçant la purée d'amande par du pralin.

En plus de se préparer très vite, ils présentent l'avantage d'être finalement plus légers et diététiquement  corrects que les gâteaux classiques: pas de sucre et pas de beurre, un nuage de farine ---> même pas de mauvaise conscience pour s'arrêter.

La recette pour 3 ramequins.
40g de lait de coco
50g de chocolat à pâtisserie
1 œuf
1 cc de farine
1 (grosse) cc de pralin en pâte


Préchauffer le four à 180°C.
Dans une casserole, faire chauffer le lait de coco. Hors du feu y laisser fondre le chocolat cassé en morceaux.
Dans un bol, mélanger le jaune d'œuf avec le pralin et la farine.
Ajouter la préparation au chocolat, mélanger.
Monter le blanc en neige, l'incorporer avec délicatesse à l'appareil précédent.
Verser dans trois ramequins et mettre au four pour 12 à 15 minutes;
Déguster tiède.



23 octobre 2010

- Essai -




Les contraintes lorsqu'elles sont choisies sont comme la règle d'un jeu, stimulantes. Cela se vérifie en cuisine.
J'ai déjà fait de nombreuses explorations pâtissières sans gluten et sans produits laitiers grâce à une copine qui doit éviter ces ingrédients.
Désormais, il va m'arriver d'explorer la voie végétalienne pour préparer des goûters qui puissent satisfaire une nouvelle camarade non-sco.


Premier essai avec des sablés. Et faire des sablés sans œufs ni beurre, ça ne me semblait pas facile au départ. Mes petits sablés souriants n'étaient pas la perfection parfaite que j'essaye d'atteindre, mais enfin ils étaient plutôt sympathiques. Un peu pâlots, un peu friables, un peu pâteux, bon allez pour un premier essai c'était quand même honorable.

Recette inspirée de celle-ci.


Pour une vingtaine de sablés.

- 200 g de farine
- 85 g d'huile de tournesol
- 85 g de margarine végétale
- 75 g de sucre 
- 30 g de Maïzena
- 1 pincée de sel
- 1 zeste de citron


Dans un saladier, mélanger la farine la Maïzena et le sucre. Ajouter la margarine et l'huile, le zeste de citron. Mélanger avec une cuiller rapidement, travailler la pâte le moins possible pour qu'elle reste sableuse. Faire une boule avec la pâte, la laisser au frais une heure.
2taler la pâte sur une feuille de papier sulfurisé, découper à l'emporte-pièce, retirer l'excédent de pâte, et glisser au four, préchauffé à 180° pendant 10 à 15 minutes.

05 septembre 2010

- Vacances -




Aujourd'hui, pas de recette, ou alors peut-être une sorte de recette de vacances ? du soleil, de la mer un peu, des enfants heureux, riants et courants, et pour garder un rapport avec ce blogue, de la brioche vendéenne à chaque petit déjeuner; puis un "dessert presque parfait" improvisé pour un repas en famille, auquel je n'ai pas démérité, remettant au goût du jour l'œuvre d'Hervé Vilard pendant la dégustation de mon gâteau au chocolat italien. J'ai moins brillé au concours de bras de fer, on ne peut pas tout avoir.
C'est un peu triste la fin des vacances, aussi nous repartons à peine rentrés, pour célébrer à notre manière notre non-rentrée scolaire  ^__^